
Le marché du Tinglado, sous les arcades, au bord du fleuve Oria
Pays Basque Magazine du mois de Mars publie un article sur Tolosa, capitale de la Gastronomie d’Euskadi. L’article parle en particulier du marché du samedi matin où les petits producteurs locaux viennent vendre en direct. Belles photos à l’appui.
Aussitôt lu, aussitôt décidé d’y aller. Tolosa est à une soixantaine de kilomètres de la villa Kaioa, au sud de Saint-Sébastien. Route facile, autoroute puis voie rapide, nous y sommes en moins de 3/4 d’heure.
Il est 11h30, la ville grouille de monde, les gens portent des paquets, des cabas, tirent des chariots de marché. L’animation est contagieuse. Facile de repérer le marché, il suffit d’aller à contre courant des personnes qui en reviennent; on les repère aux légumes qui dépassent de leur cabat.

Plaisir des sens émoustillés : la vue, l'odorat et le goût… On peut tout goûter… et on ne s'en prive pas…
Au bord du fleuve Oria, le marché du Tinglado : une halle couverte mais pas fermée, sous arcades, abrite des dizaines de marchands de produits artisanaux et locaux. Du fromage, du miel, du pain, des légumes frais, des haricots noirs, spécialité de Tolosa, du cidre, des fruits séchés… des étals alléchants… on peut tout goûter… et c’est tellement bon… on voudrait tout acheter (et on le fait plus ou moins!). Les producteurs partagent leur passion et nous expliquent. Nous passons du temps avec un vendeur de miel. Miel monofleur ou mille fleurs, liquide ou à tartiner, foncé ou clair, fort en goût ou au contraire plus sucré. Nous goûtons. Ils sont tous bons, comment faire un choix? Nous repartons avec plusieurs pots. Certains étals de légumes sont émouvants : une dizaine de poireaux, quelques kilos de pomme de terre, de carottes, quelques tomates aussi. Ca sent l’authenticité.
Nous poursuivons notre chemin dans la ville qui est charmante, pour arriver place Berdura, au marché aux fleurs. Même ambiance : sous une halle couverte par une verrière sur une structure métallique, qui fait penser aux bouches du métro parisien, ce sont les producteurs de fleurs. Au mois de mars, il y en a peu mais au printemps ou en été, on imagine que ce doit être magnifique.
Nous continuons. Un peu plus loin la vraie halle est fermée. Nous n’avons pas su pourquoi.
Nous finissons notre périple à quelques dizaines de mètres de notre point de départ, sur une place dont je ne connais pas le nom (peut-être la plaza Euskal Herria) qui ressemble à s’y méprendre à la place de la Constitucion dans le vieux Saint Sébastien.
Un autre marché, on y trouve des camelots, des stands de vêtements, de sacs, de ceintures… et aussi des fruits et légumes… de la charcuterie… hum! des chorizos alléchants…
Nos sens sont à la fête, les papilles émoustillées. Il nous reste une chose à faire : aller déjeuner. Encore une bonne nouvelle : Tolosa est la capitale de la Txuleta!

